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01  12  2008

Evénement

Journées Cinématographiques algéro-françaises, Alger 4-6 décembre 2008

Plus de cent professionnels algériens et français du cinéma ont répondu à l’invitation du Ministère de la Culture algérien, du CNC et d’Unifrance Film pour les Journées cinématographiques algéro-françaises organisées à Alger du 3 au 6 décembre. Celles-ci avaient pour objectif de préparer concrètement l’entrée en force de l’accord de coproduction et coopération cinématographique signé entre les 2 pays en décembre 2007 et ratifié par le décret présidentiel algérien 08-352 du 5 novembre 2008. Si la France a déjà passé des accords avec près de 50 pays, celui-ci se distingue par sa profondeur, puisqu’il n’est pas limité à la coproduction mais prévoit le développement d’une coopération à tous les niveaux : diffusion et promotion (en salles et festivals), patrimoine (conservation et mise en valeur), politiques publiques (aides, lutte contre la piraterie) et, surtout, de la formation.

Les Journées ont été ouvertes par Madame Khalida Toumi, Ministre de la Culture algérienne, et Véronique Cayla, directrice générale du Centre National de la Cinématographie français.

Quatre ateliers ont permis de mettre à plat les besoins du côté algérien, les opportunités coté français, et de tracer les pistes de partenariats futurs : production, archives, diffusion et formation. Pour la production, l’accord permet aux films de bénéficier dans chaque pays des avantages réservés aux films nationaux ; plusieurs porteurs de projets étaient présents, notamment pour deux adaptations de Camus en coproduction. Pour le patrimoine, le CNC s’est déclaré disposé à aider à la modernisation des archives du cinéma algérien, dont plusieurs copies sont touchées par le syndrome du vinaigre. Pour la diffusion, le pari de l’Algérie est de moderniser au moins un cinéma dans chacune des 48 wilayas d’ici 2014, ce qui suppose à la fois de réaménager des salles devenues beaucoup trop grande, de lutter plus efficacement contre la piraterie et de former une centaine d’exploitants professionnels. En termes de formation justement, les autres grandes priorités identifiées portent sur l’écriture de scénario, la professionnalisation d’une jeune génération de producteurs, et la mise à niveau des techniciens, reconnue par tous comme la principale entrave au développement de coproductions équilibrées.

A l’issue de ces premières journées, plusieurs groupes de travail seront mis en place, et une commission mixte de pilotage, prévue tous les 2 ans par l’accord, devrait faire un point dès 2009 sur la concrétisation des partenariats.

L’accord de coproduction sera intégré sous peu à la base de données juridique en ligne sur www.euromedaudiovisuel.net , et peut d’ores et déjà être téléchargé sur le site du Journal officiel algérien : http://www.joradp.dz/HFR/Index.htm en cliquant à la date du 16/11/2008 correspondant au JO n°64, le décret est pages 3 à 6.