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08  10  2008

Evènement

Bruxelles: Rétrospective sur Michel Khleifi au Musée du Cinéma

Le Musée du Cinéma de Bruxelles est en train de monter une rétrospective des œuvres du réalisateur palestinien Michel Khleifi. Elle aura lieu au cours du Festival Masarat Palestine qui est organisé par les Halles de Schaerbeek.

Khleifi n'a cessé, à travers ses films et documentaires, de raconter l'histoire des souffrances de son peuple. Dans ses œuvres, les notions de frontières, de séparation, mais aussi, de plus en plus fréquente, celle d'unité, sont omniprésentes. C'est précisément parce que les films parviennent à dépasser les frontières et à donner une certaine crédibilité au mot "paix" que la clé pour interpréter les œuvres de Khleifli réside dans la célébration de l'unité.

La rétrospective, qui a lieu au Musée du Cinéma, comprend sept films qui ont été présentés par le réalisateur lors de la soirée d'ouverture du 6 octobre. Cette soirée a débuté avec le film Fertile memory, Belgique/Allemagne de l'Ouest/Pays-Bas/Belgique/Palestine, 1980.

Du 9 au 17 Octobre, auront lieu les projections des films suivants:

Wedding in Galilee, Belgique/France/Allemagne de l'Ouest – 1987, Prix International de la critique, Cannes 1987; Canticle of the stones, Belgique/Israël/France/GB/Palestine - 1990; L'ordre du jour Belgique/France/Luxembourg – 1993; Tale of the three jewels, Belgique/GB/Suisse – 1995, Forbidden marriages in the holy land, GB/Palestine/Belgique – 1995; etRoad 181: Fragments of a Journey in Palestine-Israel de Michel Khleifi & Eyal Sivan, Belgique/France – 2004.

Né à Nazareth en 1950, Khleifi a émigré vers la Belgique à l'âge de 20 ans et c'est là qu'il a étudié le théâtre. Pour expliquer son départ de Palestine, il dit: “J'ai émigré pour différentes raisons : politiques, humaines, affectives ainsi qu'existentielles. J'avais envie d'une nouvelle vie car je ne pouvais pas m'épanouir à Nazareth. En tant que palestinien, je n'avais aucune chance de faire des études en Israël. Alors je suis allé à Bruxelles pour étudier le théâtre car j'étais convaincu, et le suis toujours, que la culture est ce qu'il y a de plus important pour moi et pour tout arabe. Je crois que l'éducation constitue l'élément essentiel de notre lutte et qu'elle constitue le socle indispensable à la construction du changement.”