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07  08  2008

La Caravane projette 20 nouveaux documentaires arabes à ParisFestival

La Caravane projette 20 nouveaux documentaires arabes à Paris

Du 17 au 21 septembre 2008, la Caravane du Cinéma euro-arabe organise un événement intitulé “La Caravane du documentaire euro arabe à Paris” qui vise à présenter 20 nouveaux documentaires arabes produits entre 2007 et 2008 à l'Institut du Monde Arabe. Il s'agit de la dernière activité en France de ce projet européen soutenu, depuis 2006, par l’Union européenne dans le cadre du programme Euromed audiovisuel II.

Les documentaires présentés dans ce cadre reflètent l’évolution d’un genre cinématographique qui a souvent été en retrait dans le monde arabe. Produits dans des conditions difficiles, en marge des structures audiovisuelles officielles, ou co-produits par des producteurs européens, ces films reflètent l’émancipation des réalisateurs arabes et l’affirmation d’un cinéma documentaire arabe d’auteur.

A travers les thématiques abordées et surtout à travers l’écriture cinématographique d’un grand nombre de ces documentaires, se dessine l’image d’un monde arabe en proie à ses peurs et à ses espérances, à ses conflits générationnels et identitaires, à ses guerres régionales et parfois même intestines. Bref, nous assistons à travers ces films, à tout ce qui hante le quotidien de l’homme et de la femme arabe, à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières géographiques traditionnelles.

Les réalisateurs de ces documentaires portent sur leur société un regard lucide et sans concession dans des films tels que La Grotte de Maria de la palestinienne Buthina Canan Khoury; Gharsallah, la semence de Dieu du tunisien Kamel Laaridi; aux questionnements identitaires, de l’égyptienne Nadia Kamel dans Salata Baladi (Salade Maison) et Made in Egypt du franco égyptien Karim Goury. Mais ce sont aussi des questions simples et bouleversantes qu’un film comme L’ombre de l’absence du palestinien Nasri Hajjaj pose à travers la relation à la mort, des palestiniens de la diaspora. Tout comme le travail sur la mémoire des pères et des aînés, leurs luttes, et leurs engagements politiques, dans Ouled Lenine de la franco tunisienne Nadia El Fani ou bien Mémoires du 8 Mai 1945 de l’algérienne Mariem Hamidat.

Ce sont aussi des histoires ordinaires qui éclairent les sociétés arabes d’aujourd’hui, comme le film du syrien Meyar Al Roumi Six histoires ordinaires, ou bien Joue à l’ombre de l’algérien Mohamed Lakhdar Tati, ou encore ce quotidien empreint aussi bien, des histoires familiales que de la grande Histoire et que relate la palestinienne Nahed Awwad dans À 5 minutes de chez moi, ou la jordanienne Mais Darwazah dans Take me Home, ou bien Le Tableau du marocain Brahim Fritah, ou encore le cinéma algérien dans le film de Elodie Wattiaux et Sihem Merad Premier Plan, Algérie, un cinéma à tout cri.

Autant de films que de regards éclectiques sur des sociétés à la fois proches et lointaines. Des jalons qui visent à mieux se connaître pour vivre ensemble entre voisins du nord et du sud de la Méditerranée.